Florian André Raymond SCHERB
Biographie
Florian André
Raymond SCHERB nait le 22 mars 1887 à SETIF en ALGERIE. Il est le fils d’Ignace
André Camille SCHERB né à TURCKHEIM (dans le Haut-Rhin) né le 28 juin 1855,
décédé le 2 juillet 1927 à ROYAT (Puy-de-Dôme) et de Mathilde GLATIGNAT née à
MEDJAR-IFA dans la commune de SOUK-ARHAS à CONSTANTINE. Son père est alors
Premier Commis à la Sous-Direction des Contributions Diverses et sa mère est
sans profession. Raymond SCHERB a un frère prénommé Camille qui effectuera des
études en médecine et une carrière prometteuse en rugby avant un geste
malheureux qui met fin à sa carrière, doublé de l’arrivée du Premier Conflit
Mondial.
C’est un élève
brillant qui décroche très tôt des prix d’honneur en août 1895 au cours d’une
cérémonie à Aïn-Beida. Il obtient son doctorat en pharmacie en 1914 avec une
thèse intitulée : « Etude expérimentale sur les bouillons. Moyens d’augmenter
leurs valeurs nutritives ». Il obtient un doctorat en médecine l’année suivante
avec une thèse consacrée à l’étude des néphrites. Il sera même moniteur de
physique durant ses études.
Tout comme son
frère, il pratique l’athlétisme au SPORTING CLUB DE TOULOUSE. Lors du
Championnat Général d’athlétisme de mai 1909, il termine 1er du 100m devant son
frère, et 5e au lancement du disque contrairement à son frère qui remporte
l’épreuve.
Contrairement à son
frère, il optera pour la carrière d’arbitre et dirige de nombreux matches
scolaires. Et fait troublant, il arbitre son frère pour la finale de 2e Série
de 1912 qui oppose le TOULOUSE OLYMPIQUE au CERCLE AMICAL de PARIS (1). Il
officie également au sifflet dans d’autres disciplines telles que le
water-polo.
Lors du premier
conflit mondial, il sera médecin auxiliaire du 9e Régiment d’Infanterie. Il
recevra une citation pour son dévouement et sa campagne du début des hostilités
jusqu’en février 1915.
Il se marie le 15
juillet 1915 à TOULOUSE avec Julie Joséphine Marie Louise MONTOUSSE DU LYON,
infirmière à la Croix-Rouge. Il épousera en secondes noces Blanche RAVEAU après
le décès de sa première femme. Le 25 février 1920, un certain Docteur Raymond SCHERB,
Docteur en Médecine est Directeur du Laboratoire municipal de MULHOUSE et
membre de la Société Industrielle de MULHOUSE. Sa faille paternelle est
originaire de la région. Est-ce un retour aux sources ? Une parfaite homonymie
? Rien ne permet de l’affirmer précisément. Mais en 1931, il fait partie des
Hôtes de l’Hôtel du Midi à MONTPELLIER, toujours en sa qualité de Docteur en
médecine à MULHOUSE.
En 1923, un délégué
nommé Raymond SCHERB officie pour le Comité d’Alsace et est également le
Président du club de MULHOUSE UNIVERSITE CLUB. Le 7 juillet 1933 il est nommé
Chevalier de la Légion d’Honneur en sa qualité de Médecin Capitaine de la 16e
région.
Le décret du 19 mai
1948 le nomme Officier de la Légion d’Honneur. Il recevra également la médaille
de la Résistance Française ainsi que les Croix de Guerre et Croix des Services
militaires volontaires. Professionnellement, il obtiendra la Médaille de Bronze
des Epidémies et sera nommé Commandeur de l’Ordre de la Santé Publique.
Sa première
décoration est celle d’Officier du Mérite Agricole en février 1929. En avril
1934, le Journal Officiel indique que Raymond SCHERB est décoré de la Médaille
d’Argent de l’Assistance Publique pour services exceptionnels rendus. Il exerce
alors la profession de Directeur des services d’hygiène de l’Hérault à
MONTPELLIER. Il se décide à combattre le paludisme qui sévit dans la région. Il
est élu membre de l’Académie des Sciences et de lettres de MONTPELLIER le 28
avril 1952 mais sans explication il ne prononcera pas son discours
d’intronisation et ses éloges ne seront pas prononcées.
Comme après la
Première Guerre, le mystère s’établit autour de son activité jusqu’en 1975,
date approximative de sa démission. Il se retire au château de BARBAZAN en
Haute-Garonne, région natale de sa première femme, où il décède le 3 septembre
1977.
(source : recherches
FinalesRugby : Gallica – Retronews – Filae – Geneanet – Mémoire des hommes –
base Léonore)
(1) Raymond SCHERB
apparait sur la photo du TOULOUSE OLYMPIQUE en qualité d’arbitre officiel mais
« Le Républicain de Toulouse et du Midi » du 15 avril 1912 indique que c’est
Marc GIACARDY qui était l’arbitre central. SCHERB était probablement arbitre de
touche.
Parenté ovale
Frère de Henri Albert Camille SCHERB
