Henri Albert Camille SCHERB

Né le : 02/04/1890 à Djidjelli (Algérie)
Décédé le : 02/09/1918 (28 ans) à Bruyères-sur-Vosges (Vosges)
Taille : 1m75
Poids : 86kg
Poste(s) : 4-8
Profession : Médecin.

Biographie

Henri Albert Camille SCHERB nait le 02 avril 1890 à DJIDJELLI en ALGERIE, dans l’ex-département de CONSTANTINE. Il est le fils d’Ignace André Camille SCHERB né à TURCKHEIM (dans le Haut-Rhin) né le 28 juin 1855, décédé le 2 juillet 1927 à ROYAT (Puy-de-Dôme) et de Mathilde GLATIGNAT née à MEDJAR-IFA dans la commune de SOUK-ARHAS à CONSTANTINE. Son père est Receveur des Contributions Diverses et sa mère est sans profession. Camille SCHERB a un frère prénommé Raymond, médecin de profession.

Camille SCHERB découvre le rugby en 1906 en Association au SPORTING-CLUB de CONSTANTINE. Il arrive en France pour poursuivre des études de médecine (1). Il sera Interne des Hôpitaux de TOULOUSE. Également athlète, il participe au Championnat General d’athlétisme du SPORTING CLUB TOULOUSAIN et ses performances sont tout à fait honorables : 11’ 3/5 au 100m et dans la catégorie débutants, 26m60 au lancer de disque, 1m30 en saut en hauteur avec élan, 2m47 au saut en longueur sans élan et 6’10 au 2000m plat. Ces résultats lui permettent de remporter ce Championnat le 16 mai 1909. Il lance également le poids à 9m85 quelques jours plus tard et est présenté quelques jours plus tard dans la presse comme recordman d’Algérie et Champion interscolaire du lancer du poids.

Camille SCHERB est doté d’un solide gabarit pour l’époque : 1m75 pour 86kg. Surement remarqué pour ses performances, il débarque au TOULOUSE OLYMPIQUE en 1910. Il devient Champion de France 2e Série en 1912 et Champion de France des Universitaires. A l’intersaison 1913-1914, il signe au TOULOUSE OLYMPIQUE EMPLOYES CLUBS. La presse de l’époque le présente comme « un dribbleur parfait, vite et adroit, qui sait mener des attaques au pied souvent dangereuses. Avec cela pas maladroit de ses mains et sait au besoin faire une ouverture avec à-propos. ».

Le 14 décembre 1913, sa carrière rugbystique bascule. Lors de la rencontre du Championnat des Pyrénées, le Capitaine du TOEC et ses coéquipiers affrontent le STADE TOULOUSAIN. Sur une action, il estime qu’un joueur adverse est passé en touche avant d’aller à l’essai. Mais l’arbitre de touche n’a pas levé son drapeau. L’arbitre central et les avis journalistiques vont dans ce sens. Sans sommation ni signes avant-coureurs d’énervement, Camille SCHERB décoche un coup de poing qui met KO M. MERLAUT. L’arbitre revient à lui et le joueur l’interpelle à nouveau. L’arbitre persiste dans ses dires et un deuxième coup de poing part.

La stupéfaction est totale. Camille SCHERB jouissait d’une parfaite réputation et était décrit « d’une grande politesse et d’une bonne éducation ». Personne ne sait expliquer ce geste. Pour sa défense, il plaidera l’excuse il aurait selon lui divagué plusieurs minutes sur le terrain à la suite d’un coup pris à la tête. Mais cela ne convainc par la Commission de Discipline du Comité des Pyrénées qui le suspend 2 ans le 18 décembre suivant. Sportivement, les conséquences sont terribles pour lui et son club du TOEC.

Après des prestations très convaincantes avec l’Equipe des Possibles du Sud et l’Equipe du Sud quelques jours avant à PAU, il était annoncé comme l’acolyte de Pierre MOUNIQ pour les prochaines échéances internationales. Ils devaient évoluer ensemble avec l’équipe des PROBABLES face aux POSSIBLES le 21 décembre suivant à PARIS. Et bien évidemment, le TOEC perd son capitaine et leader.

Après plusieurs sursis accordés en raison de ses études, il est incorporé au 9e Régiment d’Infanterie à compter du 10 août 1914. Mobilisé pour la première Guerre Mondiale, il connaitra plusieurs affectations et sera incorporé au grade d’aide-major pharmacien au laboratoire de bactériologie de la 7e Armée à SAINT-DIE.

Il décède des suites d’une grippe et d’une pneumonie (2) à l’Hôpital d’évacuation de BRUYERES dans les Vosges. Camille SCHERB est mort pour la France le 02 septembre 1918. Le 13 mars 1921, une plaque commémorative est posée à l’Hôtel-Dieu de TOULOUSE en hommage aux dix-sept médecins, internes, infirmiers et employés de l’établissement qui sont tombés au champ d’honneur. Parmi eux : Camille SCHERB.

(source : recherches FinalesRugby : Gallica – Retronews – Filae – Geneanet – Mémoire des hommes – 1 jour 1 poilu)

(1) Sa fiche de mobilisation de 1910 indique que ses parents sont domiciliés 10 place Saint Julien à TOULOUSE.

(2) Son avis de décès indique une maladie contagieuse, d'autres sources une septicémie. L’hypothèse de la grippe espagnole n’est pas à écarter.

Parenté ovale

Frère de Florian André Raymond SCHERB

Carrière en clubs

1906 à ?
Sporting Club de CONSTANTINE