Gilbert Adolphe Francis Elisée NACHAT
XV de France
Sur le terrain
20 - 10
( Stade du Matin )
Finales
Biographie
Gilbert (prénom d’usage) Adolphe Francis Elisée NACHAT est
né à TALAZAC (Hautes-Pyrénées) le 14 avril 1900.
Son père Eugène Mathieu, commis des Postes et Télégraphes à TARBES est né le 15 septembre 1863 à NERAC (Lot-et-Garonne) et décédé le 29 novembre 1942 à NIMES (Gard). Dans sa jeunesse, il fut rédacteur en chef de « Le Phare sténographique », revue néracaise. Sa mère Elisa Marie VILLENEUVE est née le 31 mars 1872 à TALAZAC et décédée le 25 septembre 1953.
Il a une sœur Jeanne Eléonore Lucy née le 29 juillet 1899 à
TALAZAC et décédée le 15 janvier 1985 à AIX-EN-PROVENCE (Bouches-du-Rhône).
Le 18 janvier 1927 à CARMAUX, il épouse Marie Rose Augusta ASSIÉ, carmausine née le 16 septembre 1900 et décédée à ALBI le 8 avril 1976. De leur union, naitra un garçon prénommé Robert André Charles, né dans cette même ville le 31 mars 1930 et décédé le 7 octobre 2013 à LA ROQUE-D’ANTHERON (Bouches-du-Rhône).
A peine âgé d’un peu plus de dix-sept ans, il s’engage à
BORDEAUX pour la durée de la guerre le 12 septembre 1917 au sein du 12e
Régiment d’Infanterie. Il passe ensuite au 18e Régiment d’Infanterie
mais sera classé en service auxiliaire en raison d’une hypertrophie et asthénie
cardiaque. Il n’effectue plus de campagnes et affecté au 144e
Régiment d’Infanterie en mai 1918 et renvoyé dans ses foyers en janvier 1920.
Ses problèmes de santé ne l’empêchent pas d’être finaliste du Championnat de France
militaire en mars 1919 ou de participer aux demi-finales du Championnat de France
militaire d’athlétisme au mois de mai.
Joueur du BEC lors de la saison 1919-1920 et membre de la
section d’athlétisme, il bifurque vers le rugby au poste d’ailier droit. Plus
tard, il évoluera également au centre.
Ses excellentes prestations lui valent d’être convoqué dans
le groupe du XV DE FRANCE pour la rencontre du 9 avril 1921 à COLOMBES face à l’IRLANDE.
Il n’est pas retenu dans l’équipe de départ. Ce sera sa seule accession à ce
niveau.
Le 15 mai 1921, il remporte le titre de Champion de France Interuniversitaire
avec BORDEAUX face à l’Université de PARIS commandée par Marcel REICHEL, fils
de Frantz. BORDEAUX s’impose 16-0 grâce à 2 buts et 4 essais dont un de NACHAT.
Au début de ce même mois, il avait intégré la sélection du
Comité Côte d’Argent lors du gala sportif de la presse. L’équipe bécisto-sbuciste
affronte la Côte Basque. NACHAT est présenté comme un grand espoir à son poste :
« athlète complet, vitesses et démarrage foudroyant, très adroit, d’un
courage allant jusqu’à la témérité, un véritable mur en défense ».
Le 4 décembre, il est remplaçant dans l’équipe du Reste pour
affronter la FRANCE lors d’une rencontre à LIMOGES qui déterminera le XV DE
FRANCE appelé à affronter l’ECOSSE le 2 janvier 1922.
En septembre 1922, le BEC perd NACHAT qui part à ALBI où il
formera une paire redoutable d’ailiers avec l’international Jean VAYSSE. Cette paire
d’ailiers alors considérée comme une des meilleures de FRANCE. En décembre, il
est membre de l’équipe des Pyrénées - composée dans sa très grande majorité de
joueurs du STADE TOULOUSAIN et du TOEC - qui dispute les matchs de sélection
interrégionaux.
En janvier 1923, une enquête ouverte par le journal « L’Auto »
demande à ses électeurs de former leur équipe de FRANCE. Il est le troisième
choix au poste d’ailler derrière Adolphe JAUREGUY et Paul GOT. En novembre
1923, il participe une nouvelle fois à
des matchs de sélection à TOULOUSE lors d’oppositions entre les équipes A
contre B et C contre D (sic). Il est ailier gauche de l’équipe B.
La chance de décrocher une sélection internationale ne se
présentera pas. Chaque intersaison entraine des rumeurs de départ : TARBES,
LOURDES, QUILLAN.
Il signe à l’OLYMPIQUE DE CARMAUX à la fin de la saison
1924-1925.
Son arrivée en pays minier l’amène à changer de situation professionnelle.
Comptable pour les mines de CARMAUX, il devient chef du service des gardes à la
Société des mines.
Le 24 avril 1927, il décroche le titre de Champion de France
de 2e série (4e niveau du rugby français) avec l’OLYMPIQUE
face au ariégeois de LAVELANET. Sa carrière de joueur semble s’achever sur ce titre.
(1).
En début de saison 1929-1930, il devient entraineur du club
et de nombreuses rumeurs de reprises en tant que joueur sont diffusées.
Il sera le fondateur des sections athlétisme et basket de
l’UNION SPORTIVE CARMAUX, né en 1940 de la fusion du Football Club et de
l’Olympique.
Lors du deuxième conflit mondial, il entre dans la
Résistance au sein des Forces Françaises de l’Intérieur sous le pseudo « Francis ».
Il décède subitement des suites d’une embolie pulmonaire le
10 mai 1947 à CARMAUX en se rendant sur son lieu de travail.
Quelques semaines avant son décès, Gilbert NACHAT est cité dans
la meilleure ligne de trois-quarts de l’histoire du club.
(sources : recherches FinalesRugby : Gallica –
Retronews – Filae – Geneanet)
(1) Pas d’indications certaines concernant sa participation aux finales de 1928 et 1929. NACHAT est toutefois présent
sur la photo de la saison 1927-1928 mais il est absent de la feuille de match
de la finale de 1929.
BORDEAUX (ETUDIANTS CLUB)
ALBI
