PUAUX Frédéric Frank

Pays d'origine : France
Né le : 25/04/1874 à Montivilliers (Seine-Maritime)
Décédé le : 15/08/1930 (56 ans) à Saint-Aubin-sur-Mer (Calvados)
Taille : 1m76
Poids : 69kg
Poste(s) : 6
Profession : Administrateur de sociétés

Biographie

Frédéric Frank PUAUX est fils du pasteur protestant Frank PUAUX (26/11/1844-11/04/1922), délégué colonial, président honoraire de l’Alliance Française, décoré de la Légion d’Honneur et qui produit également des articles pour le journal « Le Signal » au début des années 1900. Il est l’aîné de ses 3 frères et sœurs : Gabriel, qui deviendra ministre de France à BUCAREST, René, rédacteur pour le journal « Temps » et une sœur qui se mariera avec un médecin M. Jean-Charles ROUX, dont le père était pasteur également. Il est domicilié 31 rue de Moscou à PARIS. Il fait partie de l’élite mondaine parisienne. Il participe ainsi en 1906 au déjeuner du journal « Le Siècle » prestigieux journal (élément central de l’Affaire Dreyfus). Durant la Première Guerre Mondiale, il eut de brillants états de service. Il sera décoré de la Croix de Guerre et de la Légion d’Honneur pour ses faits d’armes et terminera au grade de Capitaine. En 1918, il intègre le ministère de la Guerre en qualité de sous-chef du service économique. Démobilisé après l’Armistice, il devient Administrateur Général des entrepôts d’IVRY. Il est également membre du conseil d’administration de la maison de combustibles DEHAYNIN et CIE, quai Jemappes à PARIS. En juillet 1919, il est arrêté en compagnie du comte PERRAULT DE JOTEMPS. Il est soupçonné d’avoir utilisé son influence (et avec contrepartie) auprès des hautes sphères de l’Etat pour obtenir des licences dérogatoires afin de faciliter l’entrée du vin espagnol en France. Acheté 35 pesetas l’hectolitre, il était revendu sous licence portugaise entre 200 et 300 francs. Le trafic aurait démarré en mars 1918. Il est inculpé de corruption de fonctionnaire et complicité. Le comte est quant à lui poursuivi pour faux, usage de faux, corruption de fonctionnaire, spéculation illicite et trafic de licences. Il était déjà connu pour des méfaits antérieurs contrairement à PUAUX. Il habitait un lieu insalubre situé aux Champs-Elysées, adresse qui lui permettait de s’afficher en toute confiance. Son arrestation cause une énorme sensation, car il est connu pour sa probité et sa famille est décrite comme l’une des plus honorables et notoires de PARIS. L’enquête prouve des opérations illicites entre avril 1918 et mars 1919. Le trafic démarrage par suite de l’échouage d’un bateau à vapeur espagnol « BAZAN » chargé de fûts de vin, près de PORT-VENDRES. Certains mal intentionnés se portent acquéreurs de fûts. Pour les faire entrer en France, ils font appel à PERRAULT DE JOTEMPS qui délivre les licences obtenues frauduleusement. Les futs « portugais » sont importés par le port d’AGDE. Chaque licence autorisait l’entrée de 100.000 hectolitres. Les bénéfices étaient donc considérables. Cette affaire fait l’objet d’articles dans un grand nombre de quotidiens régionaux et même jusqu’aux Etats-Unis dans le « The New-York Herald ». La police saisit 10.000 francs chez PUAUX mais il assure que cet argent provient du remboursement récent d’un emprunt de fonds effectué par PERRAULT DE JOTEMPS en 1913. Ce dernier avait entrepris avec un certain M. GROOM de mettre au point un système d’agglomérés de coke et de débris d’anthracite. Concept qui ne débouche sur rien. L’ensemble du dossier est transmis au Procureur de la République et le passage de PUAUX devant le Conseil de Guerre est inéluctable. Ainsi lors de sa convocation en août 1919, Frédéric Frank PUAUX soutient une nouvelle fois sa thèse de remboursement de l’emprunt de 1913 avec 2 chèques de 5.000 francs. L’affaire prend de l’ampleur en septembre. Le Capitaine ROUSSEL DE COURCY qui a interrogé PUAUX en Conseil de Guerre ordonne l’arrestation de seize personnes réparties entre PARIS et la province (« Le Journal » du 21 septembre 1919) dans le monde des courtiers et autres affairistes du monde du vin. Le dossier devient tentaculaire mais l’enquête sur les faits reprochés à PUAUX est close fin octobre 1919. Le Capitaine ROUSSEL DE COURCY, officier rapporteur, procède à sa remise en liberté provisoire. Cinq autres personnes impliquées sont libérées la semaine suivante, dont son ami le comte. Son père décède en avril 1922. Le 30 novembre 1922, le journal « Le Petit Bleu de Paris » consacre une pleine page aux affaires « dont on ne parle plus beaucoup ou dont on ne parle plus du tout après en avoir beaucoup parlé ». L’affaire des vins portugais y est citée. L’affaire a débuté en juillet 1919…. Et ne sera plus du tout évoquée dans la presse… (ndlr : nos recherches continuent !) En décembre 1929, Il est promu Officier de la Légion d’Honneur. Ses frères le seront également mi-janvier 1930. En juin 1930, il devient Administrateur du Crédit Foncier de l’Afrique Equatoriale Française. La presse annonce son décès subit à l’âge de 56 ans le 15 août 1930 à SAINT-AUBIN-SUR-MER dans le CALVADOS.

Carrière en clubs