Jean François Ignace FILIPPI
XV de France
Sur le terrain
3 - 3
( Stade du Matin )
Biographie
Jean François (prénom d’usage) Ignace FILIPPI est né le 2 décembre 1899 à MONTPELLIER (Hérault).
Son père prénommé Jean-Baptiste est étudiant en médecine et sa mère est nommée Marie Claire DELFINI. Tous d’eux sont d’origine corse et âgés de vingt-cinq et vingt ans à sa naissance.
Il a deux frères : Gustave Léon né le 28 novembre 1897 à MONTPELLIER et mort pour la FRANCE le 8 septembre 1944 à BESANCON (Doubs). Il intègre Saint-Cyr en octobre 1919. En 1926, il avait fait l’objet d’une citation et proposé à la Légion d’Honneur pour sa conduite lors de combats en SYRIE. Colonel, devenu Officier de la Légion d’Honneur, il est décédé lors des combats pour la libération de BESANCON. Résistant, il était membre des Forces Françaises de l’Intérieur.
Son autre frère se prénomme René qui intègre Centrale en septembre 1922. La famille s’établit ensuite à SURGERES en Charente-Maritime où FILIPPI père exerce la médecine. En 1919, il crée le SPORTING CLUB DE SURGERES. Il fut adjoint au maire de SURGERES et sera conseiller général de 1925 Son mandat est stoppé brutalement en aout 1928. Agé de 53 ans, il décède des suites d’une maladie contractée auprès d’un patient. Le stade du club de rugby porte son nom (depuis au moins 1930).
Ancien élève du lycée de LA ROCHELLE où il commence le rugby en 1915 au sein de l’équipe des « Volontaires », il signe l’année suivante à LA ROCHELLE où le bayonnais Henri FOUEILLASSAR lui inculque les bases. FILIPPI fils s’engage volontairement pour la durée de la première guerre mondiale. Affecté au 144e Régiment d’Infanterie, il est cité à l’ordre de la brigade pour son courage et son ardeur lors de l’attaque des 4 et 5 novembre 1918. Il intègre ensuite Saint-Cyr fin et sera nommé aspirant fin juillet 1919 puis sous-lieutenant.
Après la fin du conflit, il poursuit ses études à la Faculté de médecine de BORDEAUX dont il sort diplômé en janvier 1923. Durant ses études il évolue au SBUC et en devient le capitaine. Ses grosses qualités sont remarquées et il est régulièrement retenu lors de présélections sans toutefois gravir la dernière marche.
Après de grosses prestations en fin d’années 1921 – il sera capitaine de l’Equipe du Reste face au XV DE France le 18 décembre 1921 à CARCASSONNE - le talentueux demi d’ouverture est remplaçant le 22 janvier 1922 face à l’ECOSSE mais il ne sera plus rappelé. La faute semble-t-il à une mauvaise impression laissée à un des sélectionneurs de l’époque (célèbre pour sa pipe), ceci au grand dam de René CRABOS.
En septembre 1924, FILIPPI fils rentre dans sa région natale pour son activité professionnelle et fait son retour au SCS. Il obtient sa thèse en 1925. Au décès de son père, il devient Président du club et s’investit politiquement. Le 21 octobre 1928 il est élu aux élections des conseils généraux sous l’étiquette de radical socialiste. Il restera en poste jusqu’en 1940 dans le canton de SURGERES. Malgré ses mandats électoraux, il continue d’être également l’entraineur de l’équipe senior. En septembre 1935, François FILIPPI est cité dans l’actualité dans un registre autre que le sportif. Il a alerté le maire de SURGERES à la suite de faits de mauvais traitements sur un petit garçon de cinq ans élevé par une famille d’accueil. En 1937, il est encore en activité rugbystique au poste de troisième ligne.
Sa carrière de joueur s’achève en 1939. Lors du deuxième conflit mondial, il sera affecté à la 18e Section d’Infirmiers en tant que médecin auxiliaire.
François FILIPPI décède prématurément le 4 décembre 1947 à SURGERES. En octobre 1923, il avait épousé Blanche Françoise CROS, née à LA ROCHELLE le 09 janvier 1902 et décédée dans cette même ville le 04 aout 1986. De leur union naitra Jean Ignace François, né le 15 mai 1924 à SRGERES et décédé à LA ROCHELLE le 19 novembre 1995. Il deviendra un brillant joueur de club surgérien.
(sources : recherches FinalesRugby : Gallica – Retronews – Geneanet – Filae)
LA ROCHELLE
